2015/09/15 Le Monde

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L’avis du « Monde » – à ne pas manquer

C’est un petit avion, à peine plus qu’un ULM, monomoteur, qui survole un pays de savane. Aux commandes, il y a un type au regard las qui se pose où il peut, aux abords d’un village de cases, près d’une usine de préfabriqué bleu. Comme le pilote aime arborer le costume de sa profession, il a pris une allure de Corto Maltese moderne.

Et, comme il ne faut pas se fier aux apparences, il ne faut pas prendre Nous venons en amis pour une fiction. Hubert Sauper, le pilote, est aussi le réalisateur du film, qu’il a tourné au Soudan du Sud, au moment où le pays se séparait du Soudan, après des décennies d’une guerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés et de réfugiés.

Nous venons en amis n’est pas une célébration. Hubert Sauper ne fait pas mystère de son scepticisme à l’égard de la partition qui, pour lui, est un avatar du dépècement de l’Afrique par les puissances coloniales. Mais, contrairement au film précédent du documentariste autrichien, Le Cauchemar de Darwin, ce n’est pas non plus un réquisitoire.

Transformation d’un monde

Sans doute emporté par son mode de locomotion aventureux, Sauper multiplie les points de vue, les angles, pour proposer un tableau fragmentaire et pourtant formidablement évocateur de la transformation d’un monde qui évolue sous la menace de la guerre civile, et de la cupidité des étrangers et des… Read more >


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