2015/09/15 Le Monde

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© Bertrand Guay/AFP


Après Kisangani Diary, tourné au Zaïre en 1997, et Le Cauchemar de Darwin, qui racontait l’invasion du lac Victoria par la perche du Nil, en 2005, Hubert Sauper poursuit son exploration des enfers africains dans Nous venons en amis. Il explique la méthode qu’il a adoptée pour découvrir le Soudan du Sud.

Pourquoi aller dans un minuscule avion que vous avez fabriqué vous-même jusqu’au Soudan ?

L’idée de départ, c’était de pénétrer dans la gueule de ce système pourri qu’est l’héritage du système colonial en Afrique. Je voulais montrer ce monde des frontières, des uniformes, des règlements bureaucratiques et des armes. Le ciel est un bon endroit d’où observer le village africain coupé en deux par la route rectiligne tracée par le colonisateur.

Le tournage a duré de fin 2010 à avril 2012. J’ai mis quatre mois, depuis mon départ de ma ferme en Bourgogne, pour arriver jusqu’au Soudan. A partir de Khartoum, on est entré dans le chaos de la guerre civile. Ça nous a donné une grande liberté malgré l’absence d’autorisations. Arrivé à Juba, j’ai sympathisé avec le commandant de la seule tour de contrôle du Soudan du Sud. Il m’a beaucoup aidé, je l’ai emmené dans son village natal en avion, car il n’y a pas de route pour s’y rendre.

L’idée… Read more >


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